Spectacle 2014 Une fée dans les tuyaux

Les contes sont universels, c’est-à-dire qu’ils voyagent dans tous les pays et dans toutes les cultures. La Fée et les Deux Sœurs était une histoire déjà bien connue dans la lointaine province de Silésie en Pologne ou sur les rives du Niger en Afrique quand Charles Perrault publia Les Fées en 1697. Les contes sont aussi intemporels, c’est-à-dire qu’ils se transmettent à travers les siècles, de génération en génération. Ils ont été sans cesse remaniés par ceux qui en assuraient la transmission orale. Le récit oral de La Fée et les Deux Sœurs a été fixé pour la première fois sous la plume de Charles Perrault. D’autres, comme Pierre Gripari ou Philippe Dumas, en ont proposé des versions humoristiques et parodiques avec toujours le souci de faire réfléchir le lecteur sur la façon de bien conduire sa vie. Dans ce conte, on comprend que tous les parents du monde doivent enseigner à leurs enfants la générosité. 

Photos - Sélection

A l'attention du visiteur pressé qui veut découvrir en quelques instants la qualité de nos spectacles, voici une sélection de vingt photographies qui restituent l'atmosphère si particulière qui règne lors des représentations : magie de la lumière, surprise des effets spéciaux, beautés des costumes, féerie des décors, rebondissements de l'action. Pour en savoir plus, le visiteur curieux pourra consulter la rubrique Médiathèque > Photos spectacles dans le Menu principal.

Photos - Galerie complète

Cliquez sur l'image ! Les photographies du spectacle sont visibles en cliquant sur la galerie ci-dessous ou à partir du menu principal dans la rubrique Médiathèque > Photos spectacles.

Acte I

À la croisée des chemins en pleine campagne

Scène 1 En Gaule il y a 2000 ans.
 Chut ! Entendez-vous ? Tendez l'oreille ! Écoutez le murmure de la source... Nous sommes aux temps anciens de nos ancêtres les Gaulois. Une aimable fée vit là, dans les profondeurs de la terre, dans cette source dont vous entendez à présent le délicat murmure. Les eaux vives qui en jaillissent sont d'une admirable pureté et brillent de mille feux dans la lumière du jour. Une brise caresse les hautes frondaisons des arbres où se posent des volées d'oiseaux. À l'entour, de vertes prairies offrent leur herbe grasse à de paisibles ruminants. Les habitants du village voisin vouent à cette fée un culte fervent et, chaque année au retour du printemps, quand la terre est grosse des eaux de la source féconde, ils organisent des réjouissances et honorent la fée par des farandoles, des offrandes, des corbeilles de fruits et des couronnes de fleurs.

Scène 2 Un chantier en France dans les années 1950. Presque 2000 ans ont passé ! L'eau est ici toujours fraîche et abondante, mais les traditions se sont perdues et la fée est tombée dans l'oubli. Il y a bien longtemps que les anciens qui adoraient la source sont morts, leurs arrières-arrières petits-enfants ignorent bien évidemment que la fée s'y cache encore. Et puis, il y a quelques semaines, des ingénieurs sont passés par ici ! Ils ont remarqué que la source était abondante et que ses eaux étaient limpides... Quel est donc ce bruit, ce vrombissement que l'on entend à présent ? Des engins de chantiers entrent en action, l'eau de la source est captée et emprisonnée dans des tuyaux pour alimenter la ville voisine.

Acte II

Dans la cuisine d'un appartement parisien du quartier Montmartre dans les années 1950

Scène 1 (premier jour)
La scène 1 commence de nuit, avant le lever du premier jour

C'est ainsi que la fée s'est retrouvée dans le réseau d'adduction d'eau potable qu'elle a suivi à l'aveuglette en se demandant ce qui lui arrivait. De canalisations de ciment en tuyaux de cuivre, elle a abouti à un gros robinet au-dessus d'un évier, dans la cuisine d'un appartement parisien du quartier Montmartre.  Longtemps la fée ne s'est point fait connaître des habitants de ce modeste logement car - c'est bien connu - les fées ne sortent qu'après minuit. Qu'adviendra-t-il cette nuit, quand Martine, fille aînée de la famille, désobéissante et gourmande, se rendra dans la cuisine pour y voler des confitures ?  Au moment de se désaltérer, elle ouvre le robinet... et la fée s'en échappe. À la fée qui lui demande la faveur d'un peu de confiture, Martine répond un « oui » fort hypocrite. Abusée par cette feinte amabilité, la fée accorde alors à la désobéissante Martine le don de cracher des perles ! Le matin, au petit-déjeuner, les parents découvrent émerveillés le don de leur fille Martine. Ils croient leur fortune faite et la condamnent à parler toute la journée pour cracher des perles dans le saladier. Au bout de quelques heures, épuisée, Martine se met en colère et quitte précipitamment l'appartement familial.

Scène 2 (deuxième jour)
La scène 2 commence de nuit, avant le lever du deuxième jour

Hier soir, après la dispute familiale, les parents n'étaient pas tant désemparés par le départ de leur fille aînée que désappointés par la perte d'une belle occasion de faire fortune. Ils ont alors obligé la cadette, la gentille Marie, à dîner copieusement de plats trop salés, de filets de hareng et de petit salé aux lentilles. La malheureuse, au milieu de la nuit, n'a pu s'empêcher de se rendre dans la cuisine pour se désaltérer. Malgré ses inquiétudes, elle a ouvert le robinet... et la fée s'en est échappée. Marie est une jeune fille obéissante et docile, mais elle ne veut pas connaître le même sort que sa sœur. Qu'arrivera-t-il alors à la gentille Marie ? À la fée qui lui demande une cuillerée de confiture, Marie oppose un « non » catégorique ! La fée, offensée par ce refus, lui jette alors un sort : à chaque mot qu'elle dira, il lui sortira de la bouche... Oh ! Quelle horreur ! Je ne veux pas en dire plus au risque d'effrayer les enfants... Au matin, les parents découvrent horrifiés le mauvais sort jeté à leur fille cadette. Ils appellent le médecin qui arrive sans tarder. Le séduisant médecin lui prescrit un curieux remède : le mariage ! Il veut épouser Marie car il travaille à l'Institut Pasteur au service des sérums antivenimeux !

Acte III

Dans les rues de Paris au pied de la Butte Montmartre la nuit
Martine a quitté le domicile familial affligée d'un don qui aurait pu faire sa fortune. La voici à présent qui erre comme une âme en peine - condamnée au silence - dans les rues de Paris. Il tombe une pluie fine que le vent lui jette parfois au visage. Elle descend les grands boulevards animés par la foule qui sort des cinémas et des salles de spectacle. Elle déambule dans la nuit, sous le regard vide des clochards qui traînent leur misère en bandoulière. La rue est pleine d'ombres étranges dessinées au passage d'inconnus par la lumière des réverbères. Quand elle croise un groupe de jeunes gens en blousons noirs, elle a l'imprudence d'appeler à l'aide et crache des perles sous leurs yeux ébahis. Il n'en faut pas davantage aux mauvais garçons pour s'attendrir hypocritement sur le sort de Martine. Ils la font raconter ses mésaventures et, à chaque mot, une perle nacrée attise leur curiosité. Pauvre Martine, la voilà à présent malmenée pour en cracher toujours plus.

Acte IV

Sur la Butte Montmartre à Paris le matin
Éreintée par une nuit sans sommeil et affligée par le sort, Martine a quitté les boulevards animés de la capitale pour remonter vers la Butte Montmartre, où elle espère trouver un peu de réconfort chez ses parents. Une pluie fine a rafraîchi l'air nocturne et les pavés humides luisent sous la lumière blafarde de l'éclairage public. Au petit matin, les rues désertes somnolent encore mais, plus loin, la place du Tertre s'éveille doucement sous un grand ciel pur. On y entend grincer les gonds rouillés d'un volet ou traîner les pieds des chaises qu'on installe à la terrasse des cafés. Les pleurs de Martine se mêlent aux roucoulements de quelques pigeons et aux bruits des chevalets que déplient les peintres. La fée se présente auprès d'elle : elle ne comprend pas pourquoi Martine pleure alors qu'elle a le bonheur de cracher des perles. Elle prend conscience de sa maladresse, mais n'a pas le pouvoir de lever seule cet enchantement. Un artiste lui propose alors son aide et, en quelques coups de pinceau, ébauche le portrait d'un enchanteur. Celui-ci prend vie sous leurs yeux ! De leur fenêtre, les parents aperçoivent Martine et la rejoignent sur la place. L'enchanteur dissipe les sortilèges des deux sœurs.

Affiche

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Programme

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