Spectacle 2007 Le Magicien d'Oz

Le romancier américain Lyman Frank Baum (1856 – 1919) écrivit d'abord pour les journaux avant de perdre la fortune amassée par son père, riche magnat du pétrole. C'est en racontant des histoires à ses quatre fils, le soir avant d'aller dormir, qu'il développa une imagination débridée. Le Magicien d'Oz (The Wonderful Wizard of Oz) connut un immense succès dès sa parution en 1900 et reste aujourd'hui le conte pour enfants le plus populaire aux Etats-Unis. La comédie musicale, réalisée en 1939 par Victor Fleming avec Judy Garland, a largement contribué à la pérennité de ce succès. Les images du chemin de briques jaunes (the yellow brick road) ou la mélodie de Quelque part au delà de l'arc-en-ciel (Somewhere over the rainbow) hantent l'imagination de plusieurs générations de cinéphiles. Dans sa version originale, le récit de Lyman Franck Baum est d'une riche complexité et nous ne pouvons en proposer qu'une libre adaptation. Les compagnons de voyage de Dorothy sont tous diminués physiquement, intellectuellement et moralement parce qu'ils ont perdu confiance en eux et espoir en l'avenir. Cette résignation à une vie malheureuse les condamne à un sort tragique. Heureusement, la rencontre avec Dorothy va ré-enchanter leur vie et les conduire à dévoiler leurs véritables qualités (esprit, cœur et courage). En empruntant un chemin de briques jaunes parsemé d'embûches, Dorothy révèle et affirme sa personnalité. Il s'agit d'un parcours initiatique qui conduit les personnages de l'enfance à la maturité, de la frustration à l'épanouissement. On sent bien alors l'importance que joue, dans la formation et l'équilibre de l'être intime, les relations avec autrui. En attendant de retrouver sa véritable famille, Dorothy grandit dans cette famille de substitution symbolique. Par ailleurs, dans ce conte merveilleux, paradoxalement, le Magicien d'Oz est un imposteur qui n'a aucun pouvoir. Les personnages n'ont pas besoin de recourir à la magie pour réussir dans leur entreprise : la force est en eux ! Pourtant, Dorothy regagne le monde réel par un tour de passe-passe final ! Comprenons qu'il faut mettre des rêves et de la fantaisie dans la vie.

 Photos - Sélection

Lien temporairement désactivé ! A l'attention du visiteur pressé qui veut découvrir en quelques instants la qualité de nos spectacles, voici une sélection de vingt photographies qui restituent l'atmosphère si particulière qui règne lors des représentations : magie de la lumière, surprise des effets spéciaux, beautés des costumes, féerie des décors, rebondissements de l'action. Pour en savoir plus, le visiteur curieux pourra consulter la rubrique Médiathèque > Photos spectacles dans le Menu principal.

 Photos - Galerie complète

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 Acte I

Prologue : au Kansas - Dans un état de la lointaine Amérique qu'on appelle le Kansas, dans un pli de colline oublié du monde, bat le cœur d'une petite orpheline prénommée Dorothy. Elle vit auprès de l'affectueuse Tante Em et du chaleureux Oncle Henry qu'elle aide chaque jour dans les rudes travaux de la ferme, parmi les poules et les cochons. C'est une enfant vive et enjouée qui s'amuse parfois des facéties du petit chien Toto. Mais les journées à la ferme sont plutôt grises et monotones : l'ennui qui règne dans ces contrées désolées battues par les vents n'est que trop rarement brisé par les plaisirs des fêtes champêtres organisées au village. Là, de temps à autre, on accroche des lanternes de papier colorées et on laisse flotter des fanions aux fenêtres ; on rassemble les musiciens qui, de leurs gros souliers, battent les planches en mesure ; on danse à perdre haleine. Alors, dans l'ivresse et dans la sueur, on connaît une trêve dans cette vie à l'accoutumée si âpre et l'on oublie la terre ingrate et le ciel morne. Dorothy n'est encore qu'une enfant au cœur léger et à l'esprit débordant d'imagination. En levant les yeux vers le ciel, elle rêve d'un monde meilleur, au-delà de l'arc-en-ciel qui, si souvent, la fascine. Mais, un jour, de gros nuages noirs se regroupent à l'horizon et s'avancent à grands pas à travers la plaine ! Une tornade menaçante se dresse au-dessus de la maison où Dorothy est demeurée seule avec le chien Toto ! Une terreur panique s'empare d'elle au moment où la bâtisse se met à s'élever dans les airs et à tournoyer, comme un fétu de paille. Par la fenêtre, elle voit les vaches s'envoler et les arbres virevolter. Le monde tourne sans mesure autour d'elle et il entraîne dans sa course les prairies et les bois, les collines et les rivières, les jours et les nuits, et l'univers tout entier. - Au Pays Bleu des Munchkins Emportée aux confins du ciel de la terre par un violent ouragan, la maison de Dorothy s'immobilise enfin après une terrible secousse. Tout redevient alors calme et silencieux à l'entour. La fillette ouvre prudemment la porte. Le chien Toto se précipite hors de la maison en lançant de joyeux aboiements. Dorothy s'avance vers la lumière radieuse que la porte entrebâillée laisse entrer. « - Oh ! Que cet endroit est magnifique ! » s'écrie-elle devant la beauté du paysage dominé par un arc-en-ciel triomphant. Ici, les bleuets et les pervenches volent de papillons en papillons ; les arbres s'élèvent jusqu'à l'azur pour y cueillir des fruits généreux ; le chant des oiseaux étourdit les ruisseaux qui cabriolent sur un tapis de velours bleu ! Une rumeur enfle derrière la colline ; on y entend des cris de joie et des acclamations enthousiastes ! Dorothy est arrivée au pays d'Oz, dans la contrée de curieux bonshommes tout bleus qu'on appelle les Munchkins ! Une voix s'élève : « - Sois la bienvenue ! Nous te remercions d'avoir tué la méchante Sorcière de l'Est ! » C'est la voix de la bonne Fée Glinda qui indique à Dorothy, tout à fait effrayée, les pieds de la Sorcière écrasée par la maison, d'horribles pieds qui dépassent des décombres, mais toujours chaussés d'adorables souliers rouges. « - Pour te remercier, voici ses souliers !… » La fillette les enfile sans prendre garde aux menaces de la méchante Sorcière de l'Ouest qui vient de surgir et qui tente vainement de s'opposer à ce don singulier. L'allégresse débordante des Munchkins emporte Dorothy dans une folle farandole.

 Acte II

Follow the yellow brick road ! Suis le chemin de briques jaunes ! - Dorothy a déjà la nostalgie du Kansas et pense avec remords à l'inquiétude qui doit ronger Tante Em et Oncle Henry. « J'aimerais rentrer chez moi. Pourriez-vous m'aider à retrouver mon chemin ? » La bonne Fée Glinda ne peut que lui offrir un baiser d'adieu et un conseil pour lui porter chance. Il lui faudra emprunter un chemin pavé de briques jaunes pour gagner la Cité d'Emeraude et se rendre auprès du Magicien d'Oz qui exaucera son vœu. Accompagnée de Toto, elle quitte la contrée des Munchkins et emprunte bientôt le chemin qui serpente à travers le merveilleux Pays d'Oz. Mais, la méchante Sorcière de l'Ouest rôde toujours et attend le moment favorable pour s'emparer de ses souliers rouges. A l'approche d'un carrefour, Dorothy hésite sur la direction à prendre. Quelle n'est pas sa stupeur d'entendre alors, parmi les épis d'un champ de maïs voisin, une voix tonitruante lui lancer un grand « Bonjour ! ». C'est un épouvantail grossièrement rempaillé et cruellement accroché par le col de sa veste à carreaux qui la prie de bien vouloir le faire descendre du triste poteau où il s'ennuie à mourir. Mais il ignore tout du magicien et de la Cité d'Emeraude, car, tout rempli de paille, il n'a pas de cervelle ! Les voilà partis ensemble sur le chemin de briques jaunes. Les voyageurs s'enfoncent dans une forêt sombre et entendent un grincement, un peu à l'écart dans les taillis. Un curieux homme de fer blanc se tient debout, dans un geste auguste de bûcheron frappant la cognée, le corps raidi par la rouille, immobile. Sans hésiter un instant, sans crainte de l'inconnu, Dorothy se précipite vers le pauvre homme et verse quelques gouttes d'huile sur ses articulations endolories. Il a tôt fait alors de se redresser et conte à ses nouveaux compagnons sa drôle d'histoire, depuis le jour où ce malheureux bûcheron a eu bras et jambes sectionnés par la hache ensorcelée de la méchante Sorcière de l'Est jusqu'au jour où le forgeron lui en a confectionné de nouveaux en fer blanc. Hélas, dans ce terrible drame, il a aussi perdu le cœur et n'éprouve plus aujourd'hui la moindre émotion ! Seul le Magicien d'Oz saura lui redonner un peu de sensibilité. Dorothy, bien déterminée à se rendre auprès du magicien dans les meilleurs délais, ne se laisse pas davantage impressionner par les cris qui se font entendre au fond des bois. Ce sont les rugissements d'un lion si peureux qu'il tremble au simple bruissement des feuilles mortes sous les pieds des voyageurs. A son tour, il décide d'accompagner Dorothy pour que le Magicien d'Oz lui redonne courage et dignité. Voilà désormais les cinq compagnons sur le chemin de briques jaunes vers la Cité d'Emeraude !

 Acte III

Au Pays d'Oz dans la Cité d'Emeraude - Les cinq voyageurs se présentent enfin aux portes de la Cité d'Emeraude. L'éclat de ses hautes toitures de cuivre irradie le ciel d'une lueur glauque. Ses hauts murs de marbre vert se mirent sur le pavé étincelant des rues de malachite. Quant aux habitants de la cité, ils déclinent les infinies nuances du vert dans leurs costumes étranges ! Tant de richesses ne retardent par Dorothy et ses compagnons qui se font conduire immédiatement au palais du magicien. L'atmosphère qui y règne est terrifiante ! Des silhouettes fantomatiques se profilent parmi les vapeurs étouffantes ! Une voix gronde derrière les tentures de la salle du trône : « - Je suis Oz, le Grand et le terrible ! Qui es-tu et que veux-tu ? » Dorothy ne se laisse pas intimider et sollicite la bienveillance du grand magicien pour rentrer chez elle. Elle n'oublie pas ses nouveaux amis : elle demande un peu d'esprit pour l'Epouvantail sans cervelle, un peu de cœur pour l'insensible Homme de Fer et beaucoup de courage pour le Lion Peureux ! Le magicien semble embarrassé par ces requêtes inattendues et, se raclant la gorge, exige que les importuns lui rapportent le balai de la Sorcière de l'Ouest avant d'exaucer leurs vœux. - Au Pays Jaune de la méchante Sorcière de l'Ouest Les voyageurs se remettent en route pour le Pays Jaune de la méchante Sorcière de l'Ouest à laquelle ils doivent soustraire le balai exigé par le Magicien d'Oz afin d'exaucer leurs vœux. Face aux périls, ils vont montrer bien des qualités et révéler leur véritable nature. La sorcière fait d'abord marcher sur eux l'impressionnante armée des Hommes Marteaux. En leur échappant, les voyageurs s'égarent dans un champ de coquelicots. Dorothy et ses compagnons de chair et de sang, Toto le chien et le Lion Peureux, éprouvent alors une curieuse sensation mêlée de plaisir et de malaise. Le parfum puissant des fleurs engourdit progressivement leurs corps et plonge leur esprit dans un sommeil profond. L'Homme de Fer – que l'on croyait insensible, mais qui n'est pas sujet au sommeil – a l'ingénieuse idée de transporter sur son dos Dorothy et Toto. Mais le Lion Peureux est trop lourd. Alors, l'Epouvantail – que l'on croyait dénué d'intelligence, mais qui n'est pas plus sujet au sommeil que son compagnon de fer blanc – a l'idée d'implorer la bonne Fée Glinda qui, répondant à son appel, fait tomber de la neige sur les coquelicots qui ne tardent pas à faner. Quelle révélation pour chacun d'entre eux ! Mais la menace se fait plus pressante. La méchante sorcière a lancé une nouvelle armée à la poursuite des voyageurs : c'est une armée de Singes Ailés qui les encerclent et ne tardent pas à les faire prisonniers. Des gardes les conduisent auprès de la sorcière. Son rire terrifiant se faire entendre ! Elle exige qu'on lui restitue les souliers rouges ! Puis, sa silhouette hideuse se profile ! Mais, une nouvelle fois, Dorothy n'écoutant que son courage, affronte l'horrible créature, s'empare d'un seau d'eau et lui lance au visage. Les effets ne tardent pas à se manifester : en un instant, la sorcière fond comme un morceau de sucre ! Il ne reste plus à Dorothy et à ses amis qu'à se saisir du balai pour le rapporter au grand Magicien d'Oz.

 Acte IV

Retour au Pays d'Oz - De retour au Pays d'Oz, les voyageurs entendent la voix du magicien gronder dans les couloirs du palais et faire trembler les murs ! « - Je suis Oz, le Grand et le Terrible ! » Avec l'aplomb qu'on lui connaît à présent, Dorothy lui rappelle, en lui présentant le balai : « -Tu dois tenir ta promesse ! » La voix, derrière une tenture, semble reprendre mécaniquement : « - Je suis Oz, le Grand et le Terrible ! Je suis Oz, le Grand et le Terrible ! » Toto que tout amuse s'écarte d'un bond en faisant tomber la tenture. Et là, stupeur ! Les voyageurs aperçoivent un minuscule personnage entouré d'une lourde machinerie de porte-voix : le fameux Magicien d'Oz n'est qu'un charlatan ! Un imposteur ! Un escroc ! Entre le rire des uns et les larmes des autres, il lui faut offrir des trésors de persuasion pour convaincre Dorothy et ses amis que, sans les artifices de la magie, chacun d'entre eux a montré tout au long de ses aventures combien il était riche de qualités et de talents ! L'heure est venue de récompenser le Lion par une rutilante médaille du courage, l'Homme de Fer par un cœur qui bat comme une horloge et l'Epouvantail sans cervelle par un diplôme ès intelligences. Mais le Magicien d'Oz ne peut rien pour Dorothy ; il ne lui reste que ses yeux pour pleurer et … deux souliers rouges. Epilogue Oui, bien sûr ! Les souliers rouges tant convoités pour leur pouvoir magique ! Dorothy prend Toto dans ses bras et, frappant deux fois des talons : « A présent, souliers, ramenez-moi à la maison ! »

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